Quelques réponses à vos questions (d'après les mots inscrits sur les moteurs de recherche)

Publié le par Jacques GAYE

Age du paloumayre

Albinisme

Les Aldudes

Alouettes

Appeau

Félix Arnaudin

Ascenseur

Baguage

Balise Argos

Béhorléguy

Biroulayre

Caisse de lâcher

Camougraf

Cartouches pour la palombe

Chansons sur la palombe

Chroniques-Palombe dans "Le Républicain"

Colloque-Colombidés

Comptage

Congelées

Couteau "Lou paloumayre"

Dates d'ouverture et de fermeture de la chasse aux oiseaux de passage

Découvrir une palombière

Dégâts des palombes sur les cultures

Dictons sur la palombe

Distance entre deux palombières

Echalar 

Ecriteau

Elevage de palombes

Emplacement d'une palombière

Fêtes de la Palombe

Filet

Film "La palombière"

Forme

François Mauriac

Fusils à la palombière

Fusil Simplex

GIFS Groupe d'Investigation sur la Faune Sauvage

Girouette

Aliments pour palombes "Granulors" et "Lou Paloumayre"

Grives

Hivernage

Jouquet

Lanne

Lantabat

Livres sur la palombe

Lune

Maladies des palombes et des pigeons en volière 

Maladies des colombidés en hivernage 

Matériel de palombière

Mécanique

Migration des grives

Migration des palombes

Monteur d'appeaux

Naphal

Nuit

Octobre bleu

Perroquet

Pigeon ou palombe sur fil

Poème

Propriétaire

Pylône

Raquette

Recensement des palombières

Recherche de palombière

Recettes de cuisine

Restaurants

Revue "Palombe & tradition"

Rouquet

Salmis de palombes

Sare 

"Sol" de palombière

Téléphone

Tir au vol de la palombes

Palombe urbaine

Volière de "sol"

 

AGE DU PALOUMAYRE :

"Dictionnaire de la palombe" (p 17) : " Selon plusieurs enquêtes, l'âge moyen du paloumayre se situerait autour de 52 ans, ce qui signifie que le recrutement chez les jeunes est difficile, notamment en raison du changement de mode de vie même en milieu rural. D'une façon générale, les jeunes sont de moins en moins attirés par la chasse, et pour celle de la palombe se pose en supplément la question de la disponibilité. Entre le temps consacré aux travaux de construction ou d'entretien et celui passé dans la palombière en automne, il faut souvent consacrer une bonne partie de ses congés annuels à cette passion, ce qui n'est pas toujours facile à faire admettre dans l'entourage familial. "

"Passion d'Automne / Les paloumayres girondins" (p27) : "L'âge moyen de 531 paloumayres, en 2004, est de 54 ans. Les retraités représentent 37 % des chasseurs de palombe."

 

ALBINISME : "Dictionnaire de la palombe" (p 23) : Palombe entièrement blanche : albinisme total ; palombe avec quelques plumes blanches : albinisme partiel.

 

ALDUDES (Les) :

"Dictionnaire de la palombe" (p 24) : " Pantière du Pays basque créée en 1840. Elle est située sur la commune des Aldudes, au lieu-dit Lepheder (en basque, "Beau Col") ; à une altitude de 500 mètres et gênée par de nombreux tirs au vol proches. Elle appartient à la famille Ospital. Cette chasse se maintient grâce à l'esprit de tradition de la famille. Avec cinq filets, une quinzaine de personnes sont nécessaires à son bon fonctionnement, ce qui pose parfois quelques difficultés en raison d'une topographie très tourmentée. "

On peut trouver l'historique de cette pantière dans le livre de Jacques Luquet, "Encyclopédie de la palombe" (atlantica, octobre 2002)

 

ALOUETTES : En Gironde, depuis quelques années, il passe plus d'alouettes au retour qu'à l'aller. En octobre, quand le paloumayre voit passer des alouettes, il s'attend à voir arriver presqu'à la suite des vols de palombes. En 2008, 2662 installations de chasse à l'alouette ont été recensées en Gironde ; toutes ne sont pas en activité à chaque campagne. Pour connaître l'évolution de la chasse à l'alouette dans l'Entre-deux-Mers, voir l'exposé de Michel Sadran, pantayre à Cardan, et celui de Christian Lapassère, pantayre à Targon, faits lors des "Acabailles" des chasses traditionnelles de la Benauge, le 27 novembre 2010, à Arbis. "Tableau de bord 2010" de la Fédération départementale des chasseurs de la Gironde (p 45) : "L'Alouette / Saison 2009 à oublier". Pour savoir comment garder les appeaux-alouettes, vous pouvez contacter Michel Sadran à Paillet ou Christian Lapassère à Targon. Pour connaître le matétiel d'une installation de chasse aux alouettes (filets, ressorts, barres des pantes, corsets pour les appeaux, sifflets à bouche, ....), vous pouvez contacter ces mêmes chasseurs.  

 

APPEAU : "Dictionnaire de la palombe" (p 28) : " Ce terme désigne à la palombière l'appelant, qu'il s'agisse d'un pigeon ou d'une palombe. En gascon, le verbe aperar signifie "appeler", dans le sens d'attirer ; l'apèu, c'est donc l'appelant qui sert de leurre pour faire poser les vols de palombes dans les arbres autour de la palombière. Normalement, dans la langue française et dans les arrêtés fixant les modes de chasse, l'appeau est l'instrument utilisé par l'homme pour attirer un animal par le bruit qu'il produit, et l'appelant un animal vivant utilisé pour en attirer un autre. Mais revu et corrigé version Sud-Ouest, l'appeau s'est transformé en appelant et rien ne pourra modifier cette ... appellation. " A la palombière, on trouve "l'appeau de cabane" et "l'appeau de sol" pour chasser au filet ; "l'appeau de tuet ou turet" à la cime des arbres ; "les appeaux de tête" juste au-dessus de la cabane.

Dans le n°11 (été 2006) du magazine "Palombe & tradition", un article de Jean-Patrick Barnabé : "Où et comment installer les appeaux dans les arbres ?" et dans le n°24 (automne 2009) un article du même rédacteur : "Appelants : Comment les manipuler au mieux ?"

 

ARNAUDIN Félix : "Dictionnaire de la palombe" (p 35) : " (1844-1921) Né et mort à Labouheyre (Landes) ; linguiste, folkloriste, historien, ethnologue, photographe, écrivain. Dans son ouvrage Journal et choses de l'ancienne Lande, il tient un journal de chasse dans lequel nous voyons qu'il est saisi par le "mal bleu" : "Je dors mal ; je rêve de palombe ... Un grand bruit naît dans l'air et je vois distinctement une volée de palombes passer sur ma tête, à ras des cimes de pins, et gagner à grand fracas d'ailes le midi ..." "

 

ASCENSEUR :

"Dictionnaire de la palombe" (p 36) : " Dans beaucoup de cabanes perchées, on trouve désormais un ascenseur, soit mécanique à contre-poids, soit électrique, pour aider les chasseurs moins lestes à monter au poste et à transporter les provisions jusqu'à la "cuisine d'altitude". Un ascenseur est aussi un courant d'air chaud ascensionnel utilisé par les oiseaux lors de leur migration, telles les grues que les paloumayres aiment voir défiler dans le ciel d'automne. " 

Si vous voulez installer un ascenseur à votre palombière, allez rendre visite à Tony BAGATTIN (demeurant à Targon / "jouquet" à TARGON / ascenseur mécanique) ; ou à Jeannot BERTIN (demeurant à Escoussans / "jouquet" à SOULIGNAC / ascenseur mécanique) ; ou à Robert BOUDON (demeurant à Soulignac / "jouquet" à BELLEBAT / ascenseur électrique) ; ou à Robert GERY (demeurant à Monségur / "jouquet" à PELLEGRUE / ascenseur électrique)

 

BAGUAGE :

"Dictionnaire de la palombe" (p 44) : "Chaque saison, des opérations de baguage sont organisées par les fédérations départementales de chasseurs du Sud-Ouest avec des palombes capturées pendant leur migration ou leur hivernage. La récupération des bagues permet de retracer de façon précise les couloirs migratoires empruntés par les oiseaux."

"La Chasse en Gironde / Tableau de Bord 2010 / Fédération départementale des chasseurs de la Gironde" : "Au cours de la saison de baguage 2009, il a été bagué 345 oiseaux (284 pigeons ramiers et 61 pigeons colombins) avec les moyens traditionnels (pantes horizontales) dont 20 grâce au système de "canon net" sur le site de Banos (Landes).

 

BALISE ARGOS : GIFS France-Infos Argos 12 (13 octobre 2010)www.giifs.org  

" Dans le cadre d'un programme franco-hispano-portugais, le GIFS France (Groupe d'Investigations sur la Faune Sauvage), la Fédération des chasseurs d'Euskadi et le Ministère de l'Agriculture et de la Forêt du Portugal suivent 8 pigeons ramiers (palombes) à l'aide de balise Argos solaires. Les balises ont une durée de vie moyenne de 3 à 5 ans. Ces oiseaux migrateurs ont été équipés au niveau des plus importantes zones d'hivernage situées dans le sud-ouest de la France à Banos et Créon d'Armagnac (Landes) et en Péninsule ibérique à Santa Margarida do Sado (Portugal). "

" Oiseaux équipés à Banos (Landes) : GASCOGNA, PEHOSSE et EUROPA  ;  Oiseau équipé à Créon d'Armagnac (Landes) : ROMANE  ;  Oiseaux équipés au Portugal : ANIZA, SADO, GROSSO . "

" GROSSO a débuté sa migration prénuptiale le 20 mars 2009 pour s'installer à Kozy (Pologne) à partir du 22 juin 2009. Elle débute sa migration automnale le 27 octobre 2009 et vient s'installer en Dordogne du 10 novembre 2009 au 20 mars 2010. Elle débute sa migration prénuptiale le 27 mars 2010 pour se rendre sur sa zone de reproduction au sud de la Pologne à partir du 24 avril 2010. Elle émet très peu de signaux sur cette zone de nidification. Puis elle débute sa migration automnale en passant par Ungersheim dans le Haut-Rhin du 08 au 11 octobre 2010. La balise fonctionne normalement depuis le début. " 

 

BEHORLEGUY : "Dictionnaire de la palombe" (p 54) : " Pantière du Pays basque, au col d'Oloby, créée avant 1800 sur la commune de Béhorléguy ; à une altitude de 800 mètres, c'est la pantière la plus élevée. Le rabat des vols de palombes y est très court ; dix chasseurs suffisent à son fonctionnement ; quatre filetiers s'occupent de six filets, les autres sont des rabatteurs postés sur des tours. Elle est la propriété de la famille Larralde. 

 

BIROULAYRE : "Dictionnaire de la palombe" (p 55) : " En gascon, virolaire ; synonyme de "rôdeuse" ; terme ne devant s'appliquer qu'aux palombes en migration. En gascon, virolejar ou virolar signifie "tournoyer", "rôder", "tourner et retourner". En Béarn, les rôdeuses sont également surnommées "birères" (en gascon, virèras). "

 

CAISSE DE LÂCHER : Claude Vialard (de Gourdon), sur son site-internet : www.palombe-mecanique.com , met en vente des boîtes d'envol (manuelles, électriques). Les systèmes télécommandés sont interdits (article 7 de l'arrêté du 1er août 1986). Vous pouvez aller voir une caisse de lâcher de pigeons libres à la palombière de Jean-Pierre Bugeade à Saint-Sulpice-de-Pommiers (dans l'Entre-deux-Mers). Cette caisse électrique a été exposée à la fête de la palombe de Pellegrue, le 4 septembre 2010.

 

CAMOUGRAF : Plaque en plexiglass permettant de voir sans être vu ; utilsée surtout dans les palombières de type landais pour chasser au filet. On peut en commander sur le site-internet www.palombe.com ou bien aller au magasin "Chasse-Pêche" de Langon (116, cours de Lattre de Tassigny) (tél : 05.56.63.02.36.)

 

CARTOUCHES POUR LA PALOMBE : Article de Jean-Patrick Barnabé dans le n°8 (automne 2005) du magazine "Palombe & tradition" : "Choisir les bonnes cartouches" (12 marques essayées)  /  Article de Jean-Patrick Barnabé dans le n°16 (automne 2007) du magazine "Palombe & tradition" : "Pourquoi de nombreux paloumayres manquent les palombes posées ?" 

 

CHANSONS SUR LA PALOMBE :

" L'oiseau bleu " de Jean-Marc Boudet ( http://www.myspace.com/laguinguettea6sous )

" Les Palombes " de Michel Etcheverry ( www.micheletcheverry.com )

" La petite palombe " de David Olaizola ( http://olaizola.free.fr

 

CHRONIQUES : A l'occasion de chaque campagne de chasse à la palombe, les chroniques de Daniel TESTET (paloumayre à Pellegrue ; auteur du livre "A dire d'elles / des palombes ... et des hommes") paraissent, chaque jeudi, dans l'avant-dernière page du journal "Le Républicain". Les chroniques "A dire d'elles" 2006 et 2007 ont été rassemblées dans l'ouvrage "A dire d'elles", édité par les Editions de l'Entre-deux-Mers, en 2010. Pour la campagne 2010, les chroniques sont intitulées : "Carnet de vols / En direct de la palombière ..."

 

COLLOQUE - Colombidés : L'ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage), la FNC (Fédération Nationale de la Chasse) et le GIFS (Groupe d'Investigations sur la Faune Sauvage) organisent en partenariat, les 15, 16 et 17 novembre 2010, le deuxième colloque national sur les Colombidés ("Les colombidés sauvages dans una monde en mouvement : connaissance et gestion"). Le programme du colloque et le formulaire d'inscription se trouvent dans le site-internet : http://www.colloque-colombides-2010.sitew.com  

 

COMPTAGE

"Dictionnaire de la palombe" (p 92) : " Depuis 1988, pendant la période de migration, le journal Sud Ouest publie chaque jour, du 10 octobre au 10 novembre, le comptage des palombes - un petit tableau devenu célèbre pour tous les passionnés de la région. Il s'agit de la somme des observations réalisées par des paloumayres chassant sur les principaux couloirs, de l'Atlantique au Gers, en passant par la Gironde, la Dordogne, les Landes et le Lot-et-Garonne. Des comptages d'amateurs qui sont complétés au moment du franchissement de la chaîne pyrénéenne par les ornithologues d'Organbidexka Col Libre (O.C.L.) à Iraty et par ceux des techniciens du Groupe d'Investigations sur la Faune Sauvage (GIFS), sur les goulets migratoires basques d'Arnéguy, Banca, Sare et Urrugne. Les paloumayres peuvent ainsi suivre au jour le jour l'évolution de la migration sur l'ensemble du Sud-Ouest, puis savoir combien d'oiseaux au total sont allés hiverner dans la péninsule Ibérique. Depuis une vingtaine d'années, le chiffre de 2 millions d'oiseaux transpyrénéens est largement atteint chaque saison. "

Dans le site-internet www.palombe.com , sont rassemblées les observations de paloumayres réparties dans toute la France (la majorité dans le Sud-Ouest).

La Fédération départementale des chasseurs de la Gironde a mis en place, depuis 1985, un réseau de correspondants (autour de 100) qui notent, dans un carnet, la migration des palombes suivant la taille des vols (moins de 10 oiseaux ; de 10 à 50 ; de 50 à 100 ; de 100 à 300 ; plus de 300).  

 

Congelées : "Dictionnaire de la palombe" (p 96) : " 800 000 à 1 million de palombes provenant du Royaume-Uni sont vendues congelées en France chaque année. Elle sont payées en moyenne 50 centimes d'euros aux tireurs britanniques qui prennent la peine de les ramasser pour les commercialiser. "   Le site-internet www.croquegel.com propose une livraison de pigeons ramiers congelés, prêts à cuire, à domicile ; le fournisseur est Interpral Ulysse à Paris ; origine des palombes congelées : Grande Bretagne ; prix unitaire d'une palombe congelée de 250 g : 4,03 euros .

 

COUTEAU "Lou Paloumayre" : Il est fabriqué et distribué par Lyonel Lataste (adresse : 1, Couchey  33430 Bazas) (tél : 05.56.25.09.22.) (site-internet : www.lyonel-lataste.com

 

Dates d'ouverture et de fermeture de la chasse aux oiseaux de passage :

(arrêtés du 24 mars 2006, du 19 janvier 2009 et du 18 janvier 2010)

espèces                    date d'ouverture           date de fermeture 

pigeon biset                    ouverture générale          10 février

pigeon colombin            ouverture générale           10 février

pigeon ramier                 ouverture générale          10 février (**)

tourterelle des bois    dernier samedi d'août (*)   20 février

tourterelle turque            ouverture générale           20 février

(*) Avant l'ouverture générale, la chasse de la tourterelle des bois ne peut être pratiquée qu'à poste fixe matérialisé de main d'homme et qu'à plus de trois cent mètres de tout bâtiment.  

(**) Par exception, la chasse des pigeons ramiers est autorisée du 11 au 20 février, à poste fixe matérialisé de main d'homme, dans les départements de l'Ariège, de l'Aveyron, de la Haute-Garonne, de la Gironde, des Landes, du Lot, du Lot-et-Garonne, des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées, du Tarn et du Tarn-et-Garonne.  

 

Découvrir une palombière : Pour découvrir la palombière pédagogique de Louchats, dans le Sud-Gironde, il faut s'adresser à l'Office de Tourisme du Pays Paroupian (5, Avenue Thiers  33113 Saint-Symphorien) (tél : 05.56.88.71.94.) (e-mail : contact@tourisme-hostens.fr). Site-Intenet de la palombière de Louchats : http://www.palombiere-de-louchats.com                  

 

Dégâts des palombes sur les cultures : Résultats d'une enquête nationale en 2009 (auprès de 3 000 agriculteurs) présentés au colloque sur les colombidés, à Bordeaux, le 16 novembre 2010 : " Sur tournesol, les déprédations liées aux pigeons ramiers ont essentiellement lieu autour de la levée, où elles peuvent fréquemment entraîner un resemis, mais également à maturité ; les dégâts estimés atteignent une valeur moyenne proche de 15 % du rendement. Sur pois, les attaques relatées concernent également la levée et la maturité mais la pratique d'un resemis est rare ; les dégâts moyens estimés avoisinent 20 % du rendement. Sur colza, les principales déprédations ont lieu fin automne et en reprise de végétation (resemis peu fréquent), avec des dégâts moyens estimés proches de 20 % du rendement. De façon générale, il est signalé une augmentation des déprédations sur les cinq dernières années et déploré le manque d'efficacité des techniques de lutte, y compris par effarouchement. " 

 

DICTONS SUR LA PALOMBE :

"Dictionnaire de la palombe" (pp 289 et 290) : Dictons en gascon suivant les saints : " A la Sent Miquèu, l'apèu.  " - "A la Saint-Michel, l'appeau." Le 29 septembre, jour de la Saint-Michel, tous les appelants du paloumayre doivent être sur leur barre et les mécaniques fonctionner correctement.  /   " A la Sent Girard, palomas a la traucada. " - " Pour la Saint-Gérard (3 octobre), les palombes apparaissent à la trouée des arbres."  /  " A la Saint-Géraud (13 octobre), tout fait appeau. "   /  " A la Sent Luc, lo gran truc. " - "A la Saint-Luc (18 octobre), le grand coup." (ou grand pic migratoire)  /  " A la Sent Grat, lo gran patac. " - "A la Saint-Grat (19 octobre), le grand coup."  /  " A la Sent Crespin, palomas devath los pins. " - "Pour la Saint-Crépin (25 octobre), les palombes viennent sous les pins."  /   " Sent Simon, Rei de la Paloma. " - "La Saint-Simon (28 octobre) est le jour royal des palombes."  /   " A la Sent Martin, la fin. " - "A la Saint-Martin, la fin." Le 11 novembre, jour de la Saint-Martin, c'est généralement la fin de la migration des palombes.

Autres dictons gascons ou béarnais relevés dans le "Dictionnaire de la palombe" (p 114) : " An de glandèra, an de palomèra " - "Année abondante de glands, année abondante de palombes." ; mais on dit aussi : " An de glandèra, an de misèra. " - ".... de misère".  /  " Vent d'autan, ploja doman. " - "Vent d'autan, pluie demain."  /  " A la Sent Miquèu, la becada tomba deu cèu. " - "A la Saint-Michel, la bécasse tombe du ciel." ; un 29 septembre, il s'agit des toutes premières migratrices au long bec.  /  " A la Sent Luc, qu'ès lo gran truc. " - "A la Saint-Luc, c'est le grand coup." ; " A la Sent Luc, paloma a tot truc. " - "A la Saint-Luc, palombe à chaque coup."  /  " A Marteror, la flor. " - "A la Toussaint, la fleur." ; en gascon béarnais, marteror désigne à la fois le chrysanthème et le jour de la Toussaint, journée considérée par le paloumayre comme annonçant la "fleur", le meilleur du passage.  /  " Au quiu de l'alauseta, passa la palometa. " - "Au cul de l'alouette, passe la palombette."  /  " A la coa de l'alauseta, se tròba la palometa ! " - "A la queue de l'alouette, on trouve la palombette !"  /  " Darrèr la coa de la lauseta, la palometa. " - "Derrière la queue de l'alouette, la palombette." ; ce qui signifie qu'un passage d'alouettes annonce souvent un passage de palombes.  /  " Anui la gruja, doman la pluja. " - "Ce soir la grue, demain la pluie." ; les grues passent souvent en octobre, avant une période pluvieuse.  /  " La gruja que passa bassa devath l'ala pòrta lo glaç. " - "La grue qui passe basse, dessous l'aile, porte la glace." ; un tel passage de grues annonce le froid.

 

Distance entre deux palombières : L'article 2 de l'arrêté ministériel du 25 septembre 2007 précise la distance nécessaire entre deux installations : 300 mètres entre les extrémités de chaque poste fixe. 

 

ECHALAR : "Encyclopédie de la palombe" (p 89) : Bien avant les technocrates européens, les chasseurs de palombes basques ont fait tomber la frontière. En effet, le rabat des volées de migrateurs se fait en France et les filets sont en Espagne. Les pantières existaient à Echalar avant 1378 puisqu'un document de cette époque dit : "La palombière d'Echalar devait donner tous les ans 24 palombes vivantes pour le 1er de l'An." Données à qui ? Au curé de la paroisse !

 

ECRITEAU : "Dictionnaire de la palombe" (p 125) : " " Palombière / Sifflez " : arrivé au niveau de cet écriteau, le visiteur doit annoncer sa venue au chef de chasse en sifflant pour obtenir le droit d'avancer jusqu'à l'installation. "

 

ELEVAGE DE PALOMBES

"Dictionnaire de la palombe" (p 128) : " Ce sont les paloumayres béarnais qui ont, les premiers, élevé des palombes. Les oiseaux bleus d'élevage sont plus dociles ; ils se nourrissent seuls ; certains chasseurs ne les casquent plus pour les monter dans les arbres. " 

Article d'Olivier Maury et de Philippe Ducos dans le n°2 (printemps 2004) du magazine "Palombe & tradition" : "Domestiquer des palombes, pourquoi pas ?"  /  Article de Philippe Ducos dans le n°3 (été 2004) du magazine "Palombe & tradition" : "La conduite de son élevage"  /  Article de Jean-Patrick Barnabé dans le n°10 (printemps 2006) du magazine "Palombe & tradition" : "Les volières"  /  Article de Philippe Ducos dans le n°22 (printemps 2009) du magazine "Palombe & tradition" : "Construire la volière idéale"  /  Article de Jean-Noël Maubarthe dans le n°26 (printemps 2010) du magazine "Palombe & tradition" : "La reproduction en volière"  /  Article de Jean-Noêl Maubarthe dans le n°27 (été 2010) du magazine "Palombe & tradition" : "Soins aux colombidés détenus en captivité". 

 

EMPLACEMENT D'UNE PALOMBIERE :

"Dictionnaire de la palombe" (p 129) : " Dans la forêt landaise, le choix de l'emplacement d'une palombière est décisif. Un emplacement est excellent si le poste jouit d'une tranquillité absolue, s'il passe régulièrement des palombes, si ces dernières se posent facilement, si la vue est commode, si l'installation des appeaux est facile, si le terrain possède une pente nord, avec un ruisseau à proximité. Idem en Béarn et dans le Piémont pyrénéen où les hauteurs, buttes, tuquets présentant ces conditions sont particulièrement prisés. "

Dans le n°3 (été 2004) du magazine "Palombe & tradition", un article de Jean-Patrick Barnabé : " Où installer sa nouvelle palombière ? "

 

Fêtes de la Palombe :

En 2010 : le dimance 25 juillet à LUXEY (Landes) - 22ème chapitre de la confrérie des paloumayres de Luxey -  /  le samedi 4 septembre à PELLEGRUE (Gironde) - 1ère fête de la palombe -  /  le samedi 2 octobre à BAZAS (Gironde) - 20ème chapitre de la confrérie des paloumayres de Bazas  /  le dimanche 31 octobre : fête de la palombe à SARE (Pyrénées-Atlantiques)  /  le dimanche 17 octobre : fête de la palombe à AINHOA (Pyrénées-Atlantiques) et chapitre de la Confrérie de la Palombe à SARE (Pyrénées-Atlantiques)  /  le samedi 23 octobre à UZESTE (Gironde) - soirée-palombe chez Marie-Jo -  /  le samedi 27 novembre à ARBIS (Gironde) - 4ème chapitre de la confrérie des chasses traditionnelles de la Benauge  /  le samedi 27 novembre à LUXEY (Landes) - bal des palombes -

En 2011 : 23ème chapitre de la Confrérie des Paloumayres de LUXEY (Landes) le dimanche 31 juillet  /  "Palombe en fête" (deuxième édition) le samedi 3 septembre à PELLEGRUE (Gironde)  /  21ème chapitre de la Confrérie des Paloumayres de BAZAS (Gironde) le samedi 1er octobre  

 

 

FILET : "Dictionnaire de la palombe" (p 141) : "La chasse au filet, en France, est une dérogation de l'article 8-1 (annexe IV a) de la directive européenne n°79-409 CEE, qui interdit les moyens, installations et méthodes de capture ou de mise à mort massive ou non sélective. Dans le sud-ouest de la France, les filets horinzontaux des palombières tendus de part et d'autre des "sols" sont appelés "pantes". Dans les Pyrénées, les filets-cages verticaux tendus dans les cols sont appelés, suivant les régions, "pantières", "pandelles", "spandelles", "peringueros", "cayolles". La chasse au filet n'est autorisée que dans cinq départements : Gers, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques. Réglementairement, de noeud à noeud, les mailles ne doivent pas être inférieures à 40 millimètres ; de plus, le poste de déclenchement ne doit pas être éloigné de plus de 30 mètres des filets qu'il commande. Dans une pantière, la surface moyenne d'un filet est de 160 mètres carrés. La capture des palombes et des rouquets à l'aide de filets horizontaux est autorisée de l'ouverture générale (deuxième dimanche de septembre) au 20 novembre inclus. Les oiseaux autres que les colombidés doivent être relâchés. Les filets neutralisés le 20 novembre au soir doivent être enlevés dans les deux jours. Actuellement, les filets sont en nylon brun, noir ou vert. Autrefois, ils étaient en lin ou en chanvre et le chasseur les teintait avec du brou de noix. Les filets en nylon des pantières ont l'inconvénient de briller au soleil et de bouger au moindre souffle de vent." 

 

FILM "La Palombière" : "Dictionnaire de la palombe" (p 111) : "Jean-Pierre DENIS est le réalisateur de La Palombière, en 1983. Le film raconte le charme qui opère entre un chasseur et une jeune institutrice de passage. Tournant dans son village natal de Dordogne (Saint-Léon-sur-l'Isle), Jean-Pierre Denis filme cet amour impossible sur fond d'une campagne en pleine mutation."

 

FORME : "Dictionnaire de la palombe" (p 147) : "Représentation factice, en matière plastique ou en bois, à l'échelle de l'oiseau chassé (comme les blettes, formes en bois sculpté utilisées pour la chasse des canards à la tonne). Les formes sont utilisées en Angleterre pour chasser les palombes dans les champs et partout où les appelants vivants sont interdits."

 

François MAURIAC : "Dictionnaire de la palombe" (p 194) : "La famille Mauriac possédait une installation de chasse à la palombe dans la commune de Saint-Symphorien (Sud-Gironde), au quartier Jouanhau (lieu-dit La Chicane). Cette palombière est citée dans Le Mystère Frontenac et dans Un adolescent d'autrefois : "J'emportai chaque jour, à la Chicane, un des Balzac de mon père, dans cette édition Charpentier de 1839 ..." Citation de François Mauriac dans Thérèse Desqueyroux : "J'évitais les bois où, à cause des palombières, il faut s'arrêter à chaque instant, siffler, attendre que le chasseur, d'un cri, vous autorise à repartir ; mais parfois un long sifflement répond au vôtre : un vol s'est abattu dans les chênes ; il faut se tapir pour ne pas l'effaroucher." 

 

Fusil à la palombière : "Dictionnaire de la palombe" (p 150) : "Dans certains départements, une réglementation préfectorale a fixé une limite du nombre de fusils par rapport au nombre de chasseurs présents dans une installation. Si ce n'est pas le cas, on peut détenir autant d'armes que l'on souhaite au sein d'une palombière. Beaucoup de paloumayres mettent en cabane la sécurité à leurs fusils ... qu'ils oublient parfois d'enlever au moment de tirer les oiseaux posés. Dans une commune du Sud-Gironde (Savignac), les paloumayres se sont mis d'accord (à 88 %) pour chasser exclusivement au filet de 11 h 00 à 14 h 00, le lundi et le mardi. On utilise le superposé dans 37 % des palombières girondines ; le semi-automatique : 35 % ; le juxtaposé : 28 % ; le Simplex : 23 % . Dans certaines palombières de vrais traditionalistes on chasse sans fusil. Cela existe, mais c'est rare." 

 

FUSIL SIMPLEX : Sur l'histoire du fusil Simplex, un article du n°28 (automne 2010) du magazine "Palombe & tradition" : "Le SIMPLEX de Manufrance, le roi des fusils à un coup". Dans le même numéro, un article sur un essai de cinq types de cartouches Bernizan dans trois Simplex avec canon de 70 cm, 76 cm, 80 cm en calibre 12, choke-bored.

 

GIFS Groupe d'Investigations sur la Faune Sauvage : L'observation de la migration des palombes par le GIFS a lieu au Pays basque : à Urrugne, Sare, Banca, Arneguy. Site-Internet : http://www.giifs.org  

 

GIROUETTE : "Dictionnaire de la palombe" (p 155) : " A la palombière, le paloumayre bricole une girouette avec une ou plusieurs plumes de la queue de la première palombe capturée, au début de la saison de chasse. La plume de la girouette peut être fixée sur un fil de fer et retenue par deux glands ou deux galles de chêne. "  Dans une palombière de Lerm-et-Musset (Sud-Gironde), la girouette reproduit une palombe : la tête est un "cocut" (galle de chêne"), le corps un éclat d'écorce de pin, les ailes deux plumes, la queue quatre plumes de la queue d'une palombe.

 

GRANULORS et LOU PALOUMAYRE : La farine de gavage "Granulors" est en vente à LANGON (52, cours du Général Leclerc) (tél : 05.56.76.20.11.). Il existe d'autres farines comme par exemple celle de la marque "LOU PALOUMAYRE" (distribuée par la SOMACA  ; adresse : 4, rue des Pinsons 47700 CASTELJALOUX ; tél : 05.53.93.70.02.) que l'on peut trouver au magasin Weldom de Cadillac-sur-Garonne (3, rue Porte de Benauge) (tél : 05.56.62.67.06.)

 

GRIVES : "Tableau de bord 2010" de la Fédération départementale des chasseurs de la Gironde (p 41) : " Les Turdidés, Grives et Merles : Une année de vaches maigres ", article où sont détaillés la chasse des turdidés au cours de la saison 2009-2010, l'analyse des prélèvements par décade et par espèce (merle noir, grive musicienne, grive mauvis, grive draine, grive litorne), le suivi des effectifs nicheurs des oiseaux de passage (merle noir, grive musicienne, grive draine). Voir aussi l'exposé de Sylvain Riot, chasseur de grives dans l'Entre-deux-Mers, lors des "Acabailles" des chasses traditionnelles de la Benauge, le 27 novembre 2010, à Arbis.

 

HIVERNAGE : "Dictionnaire de la palombe" (pp 164 et 165) : " Depuis toujours le pigeon ramier quitte en automne ses zones de reproduction les plus nordiques pour aller hiverner dans la partie la plus méridionale de son aire de répartition, où il se mélange avec les oiseaux sédentaires de l'endroit. Mais toutes les palombes migratrices n'hivernent pas en Espagne ou au Portugal. Beaucoup s'arrêtent plus haut dans le nord et le centre de la France, ou bien décident de faire étape dans le Sud-Ouest, attirées par l'abondance des champs de maïs et la quiétude des réserves pouvant accueillir des dizaines de milliers d'oiseaux. Le Groupe d'Investigations sur la Faune Sauvage (GIFS) a mis au point une fiche de dénombrement des populations hivernantes du pigeon ramier en zone agricole de novembre à février. En zone forestière (Gironde et Landes), les comptages aériens sont réalisés depuis quatre avions. En zone agricole (neuf départements du Sud-Ouest), les comptages des palombes sont effectués à partir des dortoirs. Comme sites d'hivernage, on peut citer Caupenne-d'Armagnac, Manciet, Perchède et Viella dans le Gers ; Garlin dans les Pyrénées-Atlantiques ; Guérin dans le Lot-et-Garonne ; Castillon-de-Castets et Monségur en Gironde. Dans le sud-ouest de la France, les palombes hivernent principalement dans les départements suivants : Dordogne, Gers, Landes, Gironde, Pyrénées-Atlantiques et lors d'un bon hivernage le chiffre d'un million d'oiseaux est atteint sur l'ensemble de cette zone. Dans le même temps, entre deux et cinq millions de palombes passent la mauvaise saison dans la péninsule Ibérique. "

 

JOUQUET :

"Dictionnaire de la palombe" (pp 170 et 171) : " Cabane perchée sur des poteaux en bois ou des échafaudages métalliques démontables ou bien reposant sur les branches d'un arbre, généralement un chêne ou un hêtre. Souvent, avant de monter une palombière, le chasseur construit un jouquet pour observer le passage et chercher l'emplacement "idéal" de la future cabane. Ce type de cabane pour chasser la palombe est très répandu en Dordogne, dans le Lot, le nord du Lot-et-Garonne, l'Entre-deux-Mers, en Béarn, au Pays basque et d'une façon générale hors de la zone de chasse au filet, même si quelques installations équipées de pantes possèdent un jouquet. Le plus souvent malgré tout, on se contente de tirer les palombes posées depuis ces cabanes aériennes.

Ces installations, parfois construites à plus de 20 mètres de hauteur, sont la plupart du temps compétées par une petite cabane au sol où les appeaux passent la nuit, un local technique pour stocker le matériel et parfois une autre cabane où l'on peut manger plus commodément qu'en altitude. Mais dans la plupart des jouquets tout se passe dans l'espace réduit du haut, le plus souvent divisé en deux parties superposées. A l'étage supérieur on trouve le poste de guet pouvant accueillir trois ou quatre chasseurs maximum, dont le guetteur responsable des ficelles, et, en dessous, une petite salle réservée au coin cuisine-salle à manger qui n'a rien à voir avec celui des palombières au sol. A cette hauteur - à moins qu'un ascenseur ne remplace les dangereuses échelles - , on fait simple question mobilier et aussi souvent côté apéritif et repas. Il ne suffit pas de monter, il faut être également capable de redescendre ...

A l'inverse, ces jouquets ou cabanes dans les arbres sont devenus de plus en plus sophistiqués au point de vue techniques de chasse. On y trouve des pigeons volants, installés sur une barre, ou bien partant des caisses d'envol, des va-et-vient sur fil et des appeaux pigeons et palombes de plus en plus nombreux quand on descend vers le sud de la zone de chasse. Autre aspect technique de la plus haute importance, le bois entourant la cabane est taillé comme un jardin anglais au niveau de la cabane. Un véritable tapis vert  d'où émergent les arbres de pose, souvent équipés de barres pour faciliter l'aterrissage des palombes et le tir à l'ordre du chef de chasse. Ces arbres en Béarn sont surnommés les "tirés". Dans certains jouquets, le poste de guet, c'est-à-dire le sommet de la cabane, est littéralement noyé dans la verdure, les branches supérieures de l'arbre étant rabattues et taillées en tonnelle. "

Si vous voulez visiter un jouquet dans l'Entre-deux-Mers (sur des poteaux en bois, ou sur un échafaudage métallique, ou dans un chêne), prenez contact avec Jacques Gaye à Escoussans (tél : 05.56.23.66.88.) (courriel : gayej@wanadoo.fr )

 

LANNE : "Dictionnaire de la palombe" (p 179) : "Seule pantière subsistant en Béarn : dans un col à 700 mètres d'altitude ; sur la commune de Lanne-en-Barétous ; réputée autrefois pour l'importance de ses prises ; pas de tirs au vol. Magné de Marolles, en 1792, en a fait une belle description. Aujourd'hui, seuls les quatre filets du col du haut subsistent. Dix-sept chasseurs participent au bon fonctionnement de cette célèbre chasse. Propriété de M. Saldaqui. La topographie du lieu (véritable entonnoir) et la particularité de ses chatars et rabatteurs laissent aux visiteurs du site un souvenir inoubliable."

 

LANTABAT : "Dictionnaire de la palombe" (p 179) : " Pantière du Pays basque. Dans un col (le col des Palombières) à 337 mètres, c'est l'installation la plus basse des Pyrénées. Pantière sur les communes de Lantabat / Suhescun et Ainhice-Mongelos. Comme à Lecumberry, un des filets est sur la route. Chasse recréée, en 1920, par le père des propriétaires actuels, la famille Trolliet. De vieux documents attestent son existence au même emplacement, en 1588. On y a expérimenté des palettes en matière plastique. Douze chasseurs participent à la manoeuvre et aux captures avec six filets. Dans la cabane principale des chasseurs, une curieuse planche de bois trouée et munie de chevilles permet aux habitués du lieu de suivre l'évolution des prises au cours de la saison de chasse : les quatre lignes de trous indiquent, de haut en bas, les unités, les dizaines, les centaines et les milliers ; les chevilles précisent les captures.

 

LIVRES SUR LA PALOMBE : Les Palombes de Jean-Claude ABADIE (Denoël / Marrimpouey, 1979)  /  La chasse de la palombe dans le Bazadais de Tristan AUDEBERT II (Féret et fils, 1907)  /  Connaître la chasse de la palombe de Jean-Philippe AUDINET (Editions Sud Ouest, 1989)  / Palombes l'oiseau et ses chasses de Jean-Patrick BARNABÉ (Editions Sud Ouest, 2010)  /  Le Palomaïre de Gérard COMA (Editions Sud Ouest, 2005)  /  Passion d'Automne (les paloumayres girondins) de Jacques GAYE (Editions de l'Entre-deux-Mers, 2008)  /  Les Palombes (histoire naturelle d'une migration) de Alain JEAN (Editions Sud Ouest, 1996)  /  Octobre bleu de Bernard LAFON (Imprimerie Sodal à Langon, 1990)  /  La Palombe et ses chasses de Serge LARDOS (Editions Artémis, 2004)  /  Encyclopédie de la palombe de Jacques LUQUET (Editions atlantica, 2002)  /  La Chasse aux palombes (florilège de textes anciens du XVIe au XXe siècle) de Jacques LUQUET (SNI au Passage d'Agen, 2004)  /  Palombes de Bernard MANCIET (Editions Sud Ouest, 1990, réédition en 2005)  /  Usoak et palombières du Pays basque d'André OSPITAL (Editions Herria, 1979)  /  Toutes les chasses du pigeon ramier de Bernard RIO (Editions Jean-Paul Gisserot, 2000)  /  Les Chasses des palombes et des tourterelles du Docteur Christian ROCHER (Les Editions de l'Orée, 1979)  /  Le Pigeon ramier (Columba palumbus L.) de Richard ROUXEL et Alexandre CZAJKOWSKI (Editions OMPO, 2004)  /  La Palombe et ses chasses de Pierre VERDET et Jésus VEIGA (Editions Deucalion, 1992)  /  Tatà Framboasa a la palomèira de Françoise VERGER-LEONHART (Editions PyréMonde / Princi Negue, 2001)  /  Dictionnaire de la palombe de Jacques GAYE, Jacques LUQUET et Pierre VERDET (Editions Sud Ouest, 2009)  /  A dire d'elles (des palombes ... et des hommes) de Daniel TESTET (Editions de l'Entre-deux-Mers, 2010)  /  Usoa La palombe basque  de Jean-Louis GUIDEZ (Editions SIC Marmande, 1996)  /  Carnet du Paloumayre de Daniel TÉODOMANTE (Editions Sud Ouest, 2010) 

 

LUNE : "Dictionnaire de la palombe" (pp 185-187) : " "Une tige de pin doit être coupée en vieille lune si l'on veut l'utiliser comme balancier d'une mécanique." Pour certains paloumayres, la vieille lune, ou lune noire sur le calendrier de la Poste, donnerait également une impulsion à la migration de la même façon qu'elle provoque la pousse des champignons. Pour d'autres, il faut surtout ne pas rater le passage deux jours avant et deux jours après la pleine lune d'octobre. Force est de constater que la météo d'octobre ne respecte pas toujours ce calendrier lunaire." Dans le n°28 du magazine "Palombe & tradition" (automne 2010), un article de Jean-Patrick Barnabé : "Les prévisions de passage du paloumayre / Saison 2010" : pics migratoires (suivant la lune) : le 23 octobre, le 6 novembre, le 21 novembre.

 

MALADIES DES PALOMBES ET DES PIGEONS EN VOLIÈRE : * La salmonellose : maladie bactérienne la plus fréquemment rencontrée chez les palombes et les pigeons en volière. * Les vers : parasites internes (capillaires, ascaris, ténia). * La trichomonose : maladie la plus fréquente chez le pigeon. * La coccidiose : maladie généralement transmise par de l'eau ou de la nourriture souillée par des matières fécales. * La variole : causée par un virus. * L'aspergillose : maladie provoquant des troubles respiratoires dus à des champignons microscopiques. * Les maladies respiratoires (dont le coryza). * La paramyxovirose : maladie virale extrêmement contagieuse. * La gale déplumante : provoquée par des acariens. Pour la description de ces maladies, leurs symptômes chez les palombes et les pigeons, les produits à administrer aux oiseaux en volière, se reporter à l'article de Jean-Noël MAUBARTHE ("Soins aux colombidés détenus en captivité") dans le n°27 de la revue "Palombe & tradition" (été 2010).

 

MALADIES DES COLOMBIDÉS EN HIVERNAGE : Etude espagnole présentée au colloque sur les colombidés, le 16 novembre 2010, à Bordeaux : " 175 colombidés (pigeons ramiers et tourterelles turques) trouvés morts sur des domaines de chasses et parcs privés et nationaux, ont été analysés entre 2007 et 2010. La salmonelle et la Chlamydophila n'ont pas été détectées. Des anticorps contre la Chlamydophila, la maladie de Newcastle et le virus de l'ouest du Nil ont été détectés chez 40 % des oiseaux. Environ 34 % des pigeons ramiers étaient porteurs de Trichomonas gallinae, la plupart du temps sans lésion. La prévalence était plus élevée chez les jeunes pigeons, notamment ceux du Sud. Même en l'absence de maladie ou lésion, les pigeons ramiers positifs au Trichomonas étaient en moins bon état physiologique, ce qui les a probablement rendus plus vulnérables à la prédation. Une souche pathogène de Paramyxovirus 1 est également la cause d'une mortalité chez les tourterelles turques, observée à petite échelle et localement dans le sud de la partie centrale de l'Espagne. "

 

MATERIEL DE PALOMBIERE : La SOMACA (à Casteljaloux, 47) distribue du matériel de palombière sous la marque "Lou Paloumayre". Claude Vialard (de Gourdon, 46) propose également du matériel sur son site-internet : www.palombe-mecanique.com . On peut aussi commander du matériel de palombière sur le site-internet suivant : www.palombe.com

 

MECANIQUE :

"Dictionnaire de la palombe" (p 198) : "Cadre métallique, autrefois en bois, comprenant un balancier plus ou moins long permettant de déséquilibrer l'appelant attaché sur la raquette ; l'oiseau bat alors des ailes et attire ainsi les palombes qui passent. Il y a les grands balanciers, les moyens, les "papillons", ... La mécanique est montée en haut d'un arbre à l'aide d'un système comprenant deux fils de fer parallèles, une poulie et une corde souple. Quand la mécanique touche la barre, en haut de l'arbre, on tend le cordeau avec une peseille (contre-poids : rondin de bois, pierre, brique). Il existe plusieurs sortes de mécaniques : à levier, à bascule, "pompe", flexible. En 1830, M. Labrèze, de Bazas, eut le premier l'idée du mécanisme destiné à monter l'appeau en haut de l'arbre ; ce paloumayre chassait à Birac, au lieu-dit Pébilot."

Article de Philippe Labay dans la revue "Palombe & tradition" (n°27, été 2010) : "L'origine des techniques de chasses avec des mécaniques souples" 

 

MIGRATION DES GRIVES : Site-Internet à consulter : http://www.grives.net   /  Livres : "Les grives" d'Eric Joly (Editions Sud Ouest, 2005)  ;  "La migration des oiseaux" de Maxime Zucca (Editions Sud Ouest, 2010)

 

MIGRATION DES PALOMBES : "Dictionnaire de la palombe" : pp 199 et 202  /  "Le pigeon ramier" : p 73 à 111  / "La route des palombes" : p 41 à 80 

 

MONTEUR D'APPEAUX :

"Dictionnaire de la palombe" (p 204) - Editions Sud Ouest 2009 - : " Aujourd'hui, un quart des paloumayres font appel à des élagueurs professionnels pour nettoyer les arbres et installer les barres des mécaniques. Une enquête de l'ANCP de 2008 montre que la hauteur des arbres élagués varie de 1 à 28 mètres, la hauteur moyenne se situant à 20 mètres. La nacelle n'est utilisée que dans 6 % des cas, à cause de la topographie du terrain. "  ;  " Grimpayre : nom donné au monteur, à l'élagueur. Mot formé du verbe français "grimper" et du suffixe gascon - aire . "

Une démonstration de grimpe aux arbres (un pin et un chêne) a été faite par Laurent Gourgues (*), le 4 septembre 2010, lors de la fête de la palombe de Pellegrue. (*) Adresse postale : "Au Douillet" 47800 Puysserampion  /  Tél : 05.53.79.18.02.  /  Port : 06.16.97.12.28. Tarif de Laurent Gourgues : 30 euros par arbre. 

Le 2 octobre 2010, à 10 h 00, sur la place de la cathédrale de Bazas, une démonstration de montage d'appeaux sera faite lors de la fête de la palombe.

Article du journal SUD OUEST du lundi 13 septembre 2010 : " Passion à risques  /  Sud-Gironde. En trois semaines, trois paloumayres ont été victimes de chutes, dont une mortelle. La sécurité est-elle en cause ? "

 

NAPHAL : "Dictionnaire de la palombe" (p 209) : " Pantière du Pays basque, en forêt communale d'Ordiap ; altitude : 520 mètres ; couloir de rabat de 500 mètres dans les hêtres. Un chatarlari commande toute la chasse. Les postes de tir au vol, derrière les filets, sont sur la commune de Musculdy, ce qui a entraîné des problèmes de cohabitation. Suite à cela, deux des six filets ont été déplacés avec beaucoup de maîtrise et de savoir, sans modifier les résultats. Cette belle installation demande un grand travail aux seize chasseurs pour la tenue d'un important couloir de rabat en milieu forestier très accidenté. Propriété de la commune d'Ordiap. Cette pantière existait déjà avant 1850. "

 

NUIT : Livre "LE PIGEON RAMIER " de Richard ROUXEL et Alexandre CZAJKOWSKI (2004), page 80 : " Tout d'abord, revenons un instant sur l'idée déjà soulevée selon laquelle C. palumbus pourrait éventuellement migrer la nuit. Jean (1996) rapporte que des observations nocturnes sur fond de pleine lune n'ont rien donné. De même, les observateurs qui ont noté les heures de passage de plusieurs millions de pigeons ramiers depuis de nombreuses années, de la Finlande aux Pyrénées françaises en passant par le sud de la Suède et de l'Allemagne, n'ont relevé aucun cas de migration crépusculaire, si ce n'est cinq oiseaux en tout et pour tout en Finlande. Quant au fait que des bosquets déserts, le soir, soient envahis de pigeons ramiers au petit matin, l'auteur estime qu'il faut y voir le résultat d'envols nocturnes provoqués, et non pas celui d'une activité spontanée ou d'un déplacement migratoire orienté. "

 

OCTOBRE BLEU : livre de Bernard LAFON, écrit à partir des chroniques faites par l'auteur dans le journal SUD OUEST (Imprimerie SODAL à Langon, décembre 1990)  /  Quelques définitions de son glossaire : APPEAU : oiseau dans lequel on souffle une fois par jour, souvent malade, équipé de lunettes et de chaussettes et qui, accessoirement lorsqu'il ne se pend pas au bout de son support, sert à attirer ses congénères sauvages  /  PALOUMAYRE : personnage candide et rêveur qui pratique du 1er octobre au 11 novembre une étrange retraite sabbatique  /  REPAS : culte que les paloumayres pratiquent au moins une fois par jour. Cette religion est sans doute celle qui compte le plus de fidèles.  /  VOL DE PALOMBES : un fantasme courant chez le chasseur.

 

PERROQUET : "Dictionnaire de la palombe" (p 234) : "Echelle constituée de barreaux emboîtés sur un seul montant. Autrefois, dans l'Entre-deux-Mers, le perroquet de la palombière était fait avec un poteau de châtaignier. Actuellement, comme dans le Piémont pyrénéen, il est souvent en aluminium."

 

PIGEON OU PALOMBE SUR FIL :

"Dictionnaire de la palombe" (p 239) : " Appelant se déplaçant d'un arbre à un autre arbre, guidé par un fil tendu horizontalement. La longueur du fil pour une palombe est plus courte que celle pour un pigeon. "

Dans le n°7 (été 2005) et dans le n°8 (automne 2005) du magazine "Palombe & tradition", deux articles (un de Pierre Sylves et un de Jean-Patrick Barnabé) sur la technique du pigeon sur fil.

Le samedi 2 octobre 2010, à 9 h 00, lors de la fête de la palombe de Bazas, aura lieu une démonstration de pigeons sur fil. On peut voir une palombe sur fil, à la palombière de Frédéric Dal'Cin, à Targon. Sur www.palombe-mecanique.com , Claude Vialard propose une mécanique va-et-vient avec appeau (pigeon ou palombe), sur un fil de 1,20 mètre.

Dans le n°28 (automne 2010) du magazine "Palombe & tradition", une petite annonce : "A vendre : pigeons bleus de Gascogne dressés sur fil long ; tél : 05.53.81.01.15. (HR) ou 05.56.47.26.89." 

 

POEME : Poème trouvé dans le livre de Tristan AUDEBERT II, " La Chasse à la Palombe dans le Bazadais / L'art de chasser la palombe / Contes et historiettes " (Editeurs Féret et fils, Bordeaux, 1907) :

 

               LOUS PALOUMAYRES

 

Fatigué, l'oeil éteint, ayant, durant un mois,

Pris à défaut d'oiseaux rhumes et sciatiques,

Le paloumayre geint et jure chaque fois

       Qu'il brûlera ses mécaniques. 

 

Mais, quand septembre vient, que les petits ramiers

Pour fêter Saint-Michel volent à tire-d'ailes,

Ceux qui juraient si bien sont toujours les premiers

        A poser appeaux et ficelles. 

 

Et jusqu'à Saint-Martin, bien des yeux dilatés

Interrogent en vain le vent et l'atmosphère.

On ne compte plus les vols qu'ils ont ratés.

         Et nous rions de leur misère ?

 

Ils ont, heureusement, des compensations.

Si la poudre se tait, la fourchette s'agite ;

Les mets fins sont toujours de bonne digestion,

         Et le bon temps passe si vite.

 

C'est pour cela, d'ailleurs, qu'un malicieux disait

Que l'anarchie existe aux chasses de palombes,

Car c'est dans ces endroits tranquilles qu'on y fait

         Les plus redoutables des "bombes".

 

Et depuis le Branot jusques au Bos d'Aubiac

Où les oiseaux, dit-on, tombent comme des mouches,

Pour mettre le gibier il peut manquer de sacs,

         Mais il ne manque pas de bouches.

 

Demain, on va fermer, ou bientôt, en tout cas,

Puis chacun va pouvoir nous conter des histoires

Que le bon Tartarin ne démentirait pas,

         Que de Crac ne voudrait pas croire. 

 

Ce sera l'écureuil dévorant un appeau,

Trois pigeons mis à mal par dame Crécerelle,

Un chien dans le Piouquey, et ce sera bien beau

          S'il n'a pas mangé les ficelles.

 

Mais quant au résultat, ne soyez pas surpris

Si le total n'est pas parole d'Evangile.

On dit toujours assez de crainte d'être pris

         Pour guignard ou pour imbécile.

 

Et malgré des échecs trop souvent répétés,

Ceux qui, précisément, maudissent cette chasse,

Même pour le fauteuil bien doux de député

         Ne vous cèderaient pas la place.

 

Ils préfèrent pester contre le mauvais sort,

Jeter au grand saint Luc les pires anathèmes,

Attraper des coups d'air, des rhumes et la mort,

        Mais ils chasseront tout de même !

 

                                                                VIRGULE

 

PROPRIETAIRE : Article de Pierre Lastouret dans le n°1 (automne 2003) du magazine "Palombe & tradition" : "Installation d'un nouveau poste de chasse à la palombe" : " .... Si le bois ne vous appartient pas, il est conseillé de signer avec le propriétaire un bail de chasse stipulant clairement le prix, la durée et le descriptif de l'installation ...."

 

PYLONE :

"Dictionnaire de la palombe" (p 260) : " Le long de l'Océan Atlantique, du Cap-Ferret à Biscarrosse, on chasse la palombe depuis des cabanes souve

nt construites sur des pylônes métalliques. Certaines de ces installations permettent simplement de tirer au vol, d'autres tiennent lieu de jouquets où l'on fait poser les vols en utilisant des appeaux. " 

On peut aussi voir des pylônes de tireurs au vol dans l'Entre-deux-Mers et des pylônes de lanceurs de palettes dans les pantières pyrénéennes. Pour construire un pylône de tireurs au vol, vous pouvez contacter Pierre Bachon à Barsac et pour un pylône de palombière Jean-Paul Fabard à Arbis. 

 

RAQUETTE : "Dictionnaire de la palombe" (p 265) : " L'extrémité du balancier de la mécanique se termine par une raquette ronde ou carrée, appelée aussi "palette", qui sert de support à l'appeau. Cette raquette peut être fabriquée avec du grillage serré ou avec un morceau de contre-plaqué sur lequel on a fixé deux moitiés de bouchon de bouteille de vin, ou une rafle (panouille) de maïs, ou bien encore une plaque de liège. En Ariège, on parle de "raquettes d'appel" et de "raquettes de pose"  ".

 

RECENSEMENT : En 2004, dans son "Guide Pratique" n°3 ("Palombe (presque) tout savoir"), la Fédération départementale des chasseurs de la Gironde a recensé 1 502 installations au filet, 1 006 installations au posé, 434 installations au vol (soit un total de 2 941 installations). 

 

RECHERCHE DE PALOMBIÈRE : Consulter les "Petites Annonces" de la revue "Palombe & tradition" et celles du site-internet " palombe.com " .

 

RECETTES DE CUISINE : "Dictionnaire de la palombe" (p 269 à p 275) : Salmis de palombes (3 recettes) ; Palombes à la ficelle ; Palombes en crapaudine et au capucin ; 3 recettes anciennes (deux en 1872, une en 1910) ; Recette italienne (palombe à la leccarda) ; Tapas de palombes ; Avec des vins cités pouvant accompagner ces recettes.

 

RESTAURANTS (où l'on sert de la palombe) : 

Claude Darroze (restaurateur à Langon, Gironde) : " N'importe qui ne peut pas manger une palombe saignante. Et pourtant, c'est saignante qu'il faut la manger. ... Quand, au restaurant, on me demande une palombe bien cuite, je dis au client "prenez autre chose". " (SUD OUEST Gourmand, octobre 2009, n°2)

Restaurants du Pays basque où l'on peut déguster des palombes : Restaurant Choko-Ona à Saint-Jean-le-Vieux, Restaurant du Col d'Osquich, L'Auberge du Platane à Saint-Just-Ibarre, Restaurant Lastiry à Sare, Hôtel-Restaurant du Trinquet à Saint-Palais (palombe flambée au capucin) 

 

REVUE " Palombe & tradition " : Revue trimestrielle ; Directeur de la publication : Pierre NIETO  ;  Rédacteur en chef : Philippe DUCOS  ; Pour s'abonner ou commander un numéro qui vous manque (10 euros pièce, frais d'expédition compris), écrire à EDIPASSION  27, rue Durieu de Maisonneuve  33000 BORDEAUX ; site-internet : www.palombe-tradition.com

 

ROUQUET : "Dictionnaire de la palombe" (p283) (Editions Sud Ouest 2009) : " Ce mot vient du gascon arroquet. Le pigeon colombin (Columba oenas) est parfois appelé à tort "ramier" ou "biset" mais aussi "petit gris" ou "pigeon des champs" par certains chasseurs. La taille de ce colombidé est plus petite que celle de la palombe. Le rouquet n'est pas autorisé comme appelant à la chasse (arrêté de 2003). Autrefois, les rouquets passaient bien avant les palombes au mois de septembre ; actuellement, on les trouve souvent mélangés avec les palombes en début de saison. Pour beaucoup de paloumayres, la chair du rouquet, rappelant un peu celle du pigeon domestique, est plus savoureuse que celle de la palombe. Un conseil du cuisinier Alain Darroze : "Ce petit pigeon se déguste saignant." "

 

SALMIS DE PALOMBES : "Dictionnaire de la palombe" (p 269) : " Dans une coquelle (cocotte en fonte), faire revenir dans de l'huile des échalotes, des carottes coupées en rondelles, du jambon de Bayonne, du lard coupé en petits morceaux, des champignons de couche et des petits oignons ; ajouter quelques feuilles de laurier ; saler ; poivrer. Dans une poêle, faire revenir dans de l'huile trois ou quatre palombes entières et ficelées ; saler ; poivrer. Faire chauffer dans une casserole le contenu (75 cl) d'une bouteille de vin rouge de Bordeaux avec 5 cl d'Armagnac ; laisser brûler l'alcool jusqu'à ce que les flammes diminuent ; verser sur les palombes qui sont alors dans une autre casserole. Laisser tremper les palombes quelques minutes ; transvaser le tout dans la coquelle. Faire cuire à feu doux pendant deux heures. Servir les palombes découpées par moitié sur des tranches de pain grillé et aillé." (recette de Josette Gaye, d'Escoussans)

 

SARE : "Dictionnaire de la palombe" (p 294) : Pantière du Pays basque. Henri IV y aurait chassé. Dans le passé, les directeurs des pantières pyrénéennes étaient formés à Sare. La pantière se trouve sur la commune du même nom, à une altitude de 300 mètres. Sous la Révolution, Sare fut rebaptisée "La Palomière". A Sare, on trouve aussi un site d'observation de la migration des palombes sur la chaîne pyrénéenne. Sare, en basque, signifie "filet". Au cours des ans, cette chasse a plus ou moins changé d'emplacement. Le rabat et les six filets sont tenus par quatorze chasseurs. Vingt et un sociétaires, dont la commune propriétaire des terrains, ont bien du mal à perpétuer cette tradition. Depuis quelques années, les prises sont très faibles et seule la foi fait perdurer cette installation. Sa célèbre tour de pierre, construite sans liant, est un symbole de ce lieu. Proche de la très touristique Côte basque, beaucoup de personnes célèbres sont passées par les filets de Sare, autrefois connus comme "l'enfer des palombes".

 

SOL DE PALOMBIERE :

"Dictionnaire de la palombe" (p 300) : " Terrain rectangulaire plat aménagé dans le bois de la palombière pour capturer vivantes des palombes au filet (ou pante). La surface d'un "sol" rectangulaire ne peut excéder 300 mètres carrés. Le "sol" en terre pure, sable dans les Landes, est parsemé de grains de blé ou de maïs pour attirer les palombes posées dans les arbres proches. Le "sol" qui se trouve dans un endroit dégagé, sans arbre, possède généralement un trou d'eau. Quelques paloumayres ont bricolé un jet d'eau près des filets pour tranquilliser les palombes posées. Certains "sols" sont clôturés, à cause des sangliers attirés par le maïs. "

Dans le n°23 (été 2009) du magazine "Palombe & tradition", un article de Jean-Patrick Barnabé : " Où et comment installer ses sols ? "

 

TELEPHONE :

"Dictionnaire de la palombe" (p 307) : " Dans certaines palombières landaises, on annonce sa visite à l'aide d'un vieux téléphone. "

Article de Jean-Patrick Barnabé dans le n°18 (printemps 2008) du magazine "Palombe & tradition" : "... Le législateur est très clair : tout moyen radio ou de téléphone est interdit pour faire action de chasse. Si vous communiquez à l'intérieur de la palombière, d'un sol à un autre par exemple, vous faites action de chasse et vous êtes condamnables ...."

 

TIR AU VOL DE LA PALOMBE : Lors de l'assemblée générale 2010 de la Fédération départementale des chasseurs de la Gironde, le résultat du vote sur la proposition d'interdire le tir au vol de la palombe avec appelants à l'Est de la Nationale 10 a été le suivant : votants : 23 107  /  oui : 15 349  /  non : 7 516  /  blancs ou nuls : 242 . A ce sujet, l'arrêté ministériel a été modifié le 20 septembre 2010.

 

URBAINE : L'urbanisation de la palombe a été décrite dans le livre de Richard ROUXEL et Alexandre CZAJKOWSKI, " Le pigeon ramier Columba palumbus L. " paru en 2004 (Ed. S.P.A.P.) - (O.M.P.O. Oiseaux Migrateurs du Paléarctique Occidental) (G.I.I.F.S. Groupe d'Investigations International sur la Faune Sauvage).

 

VOLIERE DE SOL :

"Dictionnaire de la palombe" (pp 338 et 339) : " Une volière peut être installée près du "sol" à la palombière. Il s'agit généralement d'un simple tunnel grillagé, d'une hauteur de 1,5 mètre et d'une longueur de 7 à 8 mètres, dans lequel on installe une ou deux palombes pour qu'elles volètent afin d'achever d'inciter les oiseaux sauvages à descendre vers le piège. Deux perchoirs sont placés de part et d'autre de la volière, en principe équipés d'une roulette qui permet de donner une impulsion provoquant l'envol. Les oiseaux doivent donc naviguer d'un bout à l'autre de l'espace clos mais sans claquer des ailes, afin de ne pas effrayer les palombes qui observent le manège. Le choix des palombes de volière est très important. Un paloumayre de Belhade (Landes) a utilisé une volière sur roulettes pour "travailler" les palombes posées loin du "sol". " 

Dans le n°16 (automne 2007) et le n°17 (hiver 2007) du magazine "Palombe & tradition", deux articles de Philippe Ducos sur les volières de sol (principe de base, fabrication, barres perchoirs, appelants, emplacement de la volière). 

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