Michel Desqueyroux grand maître de la confrérie des paloumayres de Bazas

Publié le par Jacques GAYE

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Octobre 2011 : Michel Desqueyroux à la fête de la palombe de Bazas et à sa palombière de Sillas.

 

Article de Béatrice Boudeau dans l'hebdomadaire "Le Républicain" (Sud-Gironde) du jeudi 3 novembre 2011 :

Côté palombière / La parole au grand maître

Michel Desqueyroux, grand maître de la confrérie des paloumayres de Bazas, n'est venu à la chasse à la palombe qu'au moment de sa retraite. "Quand j'étais en activité, j'avais une palombière et j'avais mis un chasseur dedans. Maintenant que je suis à la retraite, je chasse la palombe car j'ai du temps. Ce que j'aime, c'est l'aspect convivial et recevoir la famille. Auparavant, je chassais à Marions mais j'ai été touché par la tempête de 1999 et j'ai été obligé de déménager. Avec Bernard Trésarieu, nous sommes arrivés à Birac puis nous avons construit une palombière à Sillas, juste derrière chez moi, en 2008. En 2009, avec la nouvelle tempête, il a fallu tout refaire mais ce n'est plus pareil. On arrive beaucoup moins à poser."

L'histoire de la confrérie des paloumayres de Bazas : "La confrérie a été créée il y a 21 ans par Michel Sauboua, à l'initiative de la mairie de Bazas. J'ai été recruté par le fondateur et je me suis investi pour récolter de l'argent pour financer les sorties de la confrérie. Nous faisons une quarantaine de sorties dans l'année, dans l'Ouest et le Sud-Ouest, afin de participer aux manifestations des confréries qui nous invitent et pour faire découvrir, par la même occasion, la chasse à la palombe dans le Bazadais. Nous sommes 15 membres et nous nous répartissons les sorties."

Le rôle du grand maître : "Je suis devenu grand maître de la confrérie à la mort de Michel Sauboua. J'ai été désigné du fait que j'étais à la retraite. Etre grand maître, cela demande du temps car je gère les sorties et l'organisation de la fête de la palombe. Cela me prend environ deux soirs par semaine. Pour la fête de la palombe, nous intronisons trois catégories de personnes : des chasseurs, des membres de confréries et des personnalités. A la confrérie, nous sélectionnons les chasseurs et les confréries. Pour les personnalités, c'est la mairie de Bazas qui choisit qui va être intronisé. Pour la catégorie chasseurs, chaque membre vient avec une liste de personnes à proposer. Il faut d'abord que les chasseurs soient de vrais paloumayres. On préfère des chasseurs écolos qui respectent les prélèvements et qui pratiquent la chasse traditionnelle. Nous avons aussi, depuis maintenant quatre ans, mis une confrérie à l'honneur comme, cette année, la confrérie du Floc de Gascogne qui a proposé un apéritif autour du Floc."

L'histoire de la chasse de la palombe dans le Bazadais : "La fonction du grand maître, c'est aussi de faire des conférences sur la chasse (*). Les premières traces de la chasse remontent au milieu du XVIème siècle à Casteljaloux, où des jurats offrirent 15 paires de ramiers au gouverneur de Guyenne. La chasse à la palombe semble être plus tardive en Bazadais. En 1830, M. Labreize demeurant à Bazas a eu l'idée du mécanisme permettant de monter l'appeau en haut des arbres. La chasse bazadaise se fait avec un appelant et, du fait que la chasse aujourd'hui se répand avec des appelants dans de nombreux départements français (68 à ce jour), cette méthode s'exporte. Par contre, seuls quatre départements ont le droit de chasser la palombe au filet horizontal ou pante. Il s'agit de la Gironde, du Lot-et-Garonne, du Gers, des Landes. Il faut faire très attention aux prélèvements, d'où le choix de la confrérie de valoriser les chasseurs écolos."

(*) Le 1er novembre 2011, Michel Desqueyroux a fait une conférence (La chasse traditionnelle de la palombe dans le Sud-Ouest) à la fête de la châtaigne d'Eguzon, dans la Creuse.

Une inauguration de palombière originale : "Lors de l'intronisation de la sous-préfète de Langon, Michelle Cazanove, en 2008, je venais juste d'installer ma palombière à Sillas. Le maire de Grignols, Jean-Pierre Baillé, m'avait demandé au préalable d'accueillir des maires et la sous-préfète dans une palombière. Quand j'ai intronisé la sous-préfète, je lui ai demandé si elle pouvait inaugurer ma palombière d'une manière officielle quand elle viendrait chez moi. Le jour de sa venue, il y avait le ruban tricolore à couper et les ciseaux. Elle s'est prêtée au jeu et a inauguré ma palombière. Je crois que c'est une première dans le monde de la palombe."

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