Festival du Livre à Bazas
Samedi 29 mai 2010
Stand de la librairie de Betty Léveillé
(photo effacée du blog)
Jacques Gaye, co-auteur du livre "Dictionnaire de la palombe",
dédicace un exemplaire à Jacques de Sabran, paloumayre à Préchac.
Festival du Livre à Bazas
Samedi 29 mai 2010
Stand de la librairie de Betty Léveillé
(photo effacée du blog)
Jacques Gaye, co-auteur du livre "Dictionnaire de la palombe",
dédicace un exemplaire à Jacques de Sabran, paloumayre à Préchac.
Article du journal SUD OUEST (Sud-Gironde)
du mercredi 19 mai 2010
Page 18 du quotidien :
Sur le site-internet du journal www.sudouest.com
Article de Danielle Fidaire effacé du blog
Article effacée du blog : article de Patrick Izaute dans le journal SUD OUEST
Article du journal SUD OUEST du mercredi 28 avril 2010 (article de Florence Moreau effacé du blog)
A dire d'elles
ou les mots bleus d'un paloumaïre ...
De l'enfant qui découvre le labyrinthe des couloirs à l'ancien qui écoute vivre la cabane, de la chienne qui s'excite quand le vol se pose à l'espion qui étire son cou à la vue d'un rapace, du volant en semi-liberté à la palombe, éternelle voyageuse... ce sont ces moments rares et magiques, volés chaque automne au cours ordinaire de la vie, que veulent rendre les mots bleus de Daniel Testet, paloumaïre qui n'aime rien tant que cette alchimie de l'attente et du plaisir de la rencontre, celle des hommes et du ciel.
Que de tranches de vie, entre émotions et partages, dans cette aventure en forêt sans cesse recommencée ! La belle Bleue rapproche les hommes, du plus expérimenté ficelaïre au plus novice des visiteurs. Qui n'a dans sa tête quelque souvenir d'un bois, d'une cabane, d'un vol, d'un repas, d'une promenade, d'une parole, d'une histoire...
Ce sont ces rencontres humaines, parfois inattendues - et pas forcément en octobre ou seulement dans la forêt car la période de la chasse n'est que la pointe visible de la vie du paloumaïre - que nous avons plaisir à retrouver dans ce recueil de petites nouvelles, parues en 2006 et 2007 dans la chronique "A dire d'elles" du journal Le Républicain. Souvenirs de gestes et de riruels, de repas et de discussions et, quand vient du fond du ciel le vol tant attendu, d'émotions partagées par tous les acteurs de la palombière, qui est - jusqu'à quand ? - l'un des éléments les plus étonnants de notre patrimoine rural.
texte de Bernard Larrieu (directeur des Editions de l'Entre-deux-Mers)
Salon du livre de Bordeaux, vendredi 9 avril 2010.
Sur le stand des Editions de l'Entre-deux-Mers, Jacques Gaye (à droite) présentant son livre " Passion d'Automne / Les paloumayres girondins " .
Photo effacée du blog
Livre de Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, paru aux " éditions confluences ", en juin 2002.
Truc (le grand). s.m. Dérivé du verbe gascon trucar, " frapper " ; un truc est un " coup ". Le dicton " A la Sent-Luc, lo gran truc " fait allusion au grand passage des palombes vers le 18 octobre qui déclenche le " mal bleu ", autrement dit la période de la chasse dans les palombières (palomèir ou palomèira) où l'on tend les filets, ou les appeaux sont prêts et où l'on commence à cemerar, " manoeuvrer les cemèths " (du grec cymbalum, " cymbale ", > cimbellum en latin > cembel en occitan médiéval > cemèth, " appeau ", en gascon). Mais le cri traditionnel d'antan " Cemera ! Cemera ! " ne s'entend plus guère dans les villages et les quartiers d'un pinhadar comme partout pressé et soumis au bruit des tronçonneuses ou des engins de débardage.
Pellegrue en occitan sur un panneau à l'entrée de la bastide (photo effacée du blog)
Fête de la Palombe, samedi 4 septembre 2010, à Pellegrue, dans l'Entre-deux-Mers (Gironde).
Le 4 septembre est aussi la première journée de la Fêtes des Bastides en Gironde.
Vendredi 19 mars 2010, une première réunion pour préparer cette manifestation a eu lieu à la mairie de Pellegrue.
Réunion organisée par M. José Bluteau, maire de la commune. Etaient présents des conseillers municipaux, la responsable de la communication à la mairie (aussi correspondante du journal Sud
Ouest), le cantonnier de la commune, le président du Comité des Fêtes, le représentant des Jeunes Agriculteurs du secteur, le président et un membre de l'A.C.C.A., une représentante de
l'Office de Tourisme, un paloumayre de Pellegrue, deux membres de l'Association des Chasses Traditionnelles de la Benauge.
Autres réunions des organisateurs (19 h 00, à la mairie de Pellegrue) : vendredi 30 avril, vendredi 4 juin, mardi 27 juillet.
Programme de la Fête de la Palombe à Pellegrue (samedi 4 septembre 2010) :
- 9 h 00 : Accueil du public autour d'un petit-déjeuner sous la Halle
- 9 h 25 : Défilé des confréries de la mairie à l'église Saint-André
- 9 h 30 : Messe des paloumayres célébrée par M. l'Abbé Walser / Chants en occitan avec le groupe " Gric de Prat " / Bénédiction des palombes
- 10 h 30 : Défilé des confréries de l'église à la mairie
- 10 h 00 à 12 h 00 : Animations autour de la Palombe (*)
- 12 h 00 : Apéritif offert par la Municipalité (José Bluteau, maire) et animé par la Banda de Monségur, " Les Joyeux Canards "
- 13 h 00 : Pique-nique organisé par le président de l'ACCA de Pellegrue, Jean-Pierre Bécary (sanglier à la broche ; grillades) (autour de 10 euros)
- 14 h 30 à 17 h 30 : Animations autour de la Palombe (*)
- 18 h 00 : Présentation des différentes confréries / Intronisations de personnalités par la Confrérie des Vins de Sainte-Foy-Bordeaux
- 19 h 30 : Apéritif animé par la Banda de Monségur, " Les Joyeux Canards "
- 20 h 00 : Repas sous la Halle organisé par le Comité des Fêtes de Pellegrue / Menu : salmis de palombes, trou gascon, entrecôte à la bordelaise, gratin dauphinois, salade, fromage, choux à la crème, vin compris / Prix du repas : 18 euros / Inscriptions prises par la mairie : tél : 05.56.61.30.21. ; courriel : pellegrue-mairie@wanadoo.fr
- 22 h 00 : Spectacle de Jean-Pierre Dupin, "Lou Grand Truc"
- 23 h 30 : Feu d'artifice pendant lequel sera retracée l'histoire de la Halle dont la première construction date de 1913.
* Animations dans la bastide de Pellegrue (autour de l'église et autour de la halle) :
- Groupe folklorique de Landerrouat
- Palombière reconstituée avec un " sol ", à côté de l'église (paloumayres : MM. Bassy et Rayet)
- Maquette d'une palombière (sur 6 mètres de long) réalisée par Jean-Pierre Bugeade (palombière de Chanterane à Saint-Sulpice-de-Pommiers)
- Tir rotatif aux pigeons pour les enfants
- Démonstration d'un grimpeur (montage d'un appeau et sécurité dans un arbre) (matériel de grimpeur)
- Exposition de matériel de palombière (Claude Vialard de Gourdon : palombe-mecanique.com) (Jean-Pierre Bugeade : une caisse de lâcher de volants libres) (paloumayres de Pellegrue : mécaniques installées dans des arbres)
- Concours de pigeons sur fil (les paloumayres doivent apporter leurs appeaux) (concours présidé par André Combalié, paloumayre à Saint-Ferme)
- Claude Pelerin ("lou lanusquet" de Casteljaloux) organisera un concours de "roucoulayres" (chaque participant sera récompensé par une bouteille de vin de la région de Pellegrue, avec une étiquette spéciale "Fête de la Palombe"
- Reconnaissance d'espèces de champignons, après une cueillette dans les bois de Pellegrue (Société Linéenne de Bordeaux)
- François Le Teich, peintre animalier : à l'Office de Tourisme
- Serge Faval, dessinateur humoristique ("La maladie bleue", album paru en avril 2010) : à l'Office de Tourisme
- Martine Biason ("L'Atelier du Rêve") : art créatif sur tuiles et supports variés autour du thème de la palombe et de la forêt
- Gérard Coma (auteur du récit "Le palomaïre" paru aux Editions Sud Ouest, en 2005) animera le débat : "Chasse à la palombe au sol et en hauteur" , dans l'ancien presbytère
- Dédicaces de Jacques Gaye et Jacques Luquet, co-auteurs du "Dictionnaire de la palombe" (livre paru aux Editions Sud Ouest en 2009) (troisième auteur, non présent à Pellegrue, le 4 septembre : Pierre Verdet)
- Dédicaces de Daniel Testet, auteur du livre "A dire d'elles / Des palombes ... et des hommes" (livre paru aux Editions de l'Entre-deux-Mers en 2010, avec le soutien de Bernard Larrieu)
- Alain Pierre présentera des livres en occitan pour les enfants (Alain Pierre anime en occitan, sur Radio Entre-Deux-Mers 98.4 FM, l'émission "Adichàts", le mardi, de 18 h 00 à 18 h 30)
- A la Médiathèque : Diaporama sur le "Dictionnaire de la palombe"
- Michel Peyré (Arts et Lettres de France), poète lyrique, déclamera la palombe dans tous ses éclats.
Félix Arnaudin, linguiste, folkloriste, historien, ethnologue, photographe, écrivain.
Né et mort à Labouheyre (Landes) * 1844 - 1921 *
en photo à la page 35 du "Dictionnaire de la palombe"
Félix Arnaudin vers
1878
Rue des Palombes à Labouheyre
(crédit photographique : Musée
d'Aquitaine)
(photo effacée du blog)
Maison natale de Félix Arnaudin à
Labouheyre
(quartier Le Monge)
L'ouvrage de Félix Arnaudin " Journal et Choses de l'Ancienne Lande " (écrit pendant les périodes 1861-1862 et 1874-1914) a été ré-édité, en 2003,
par les "éditions confluences".
Une de ses trois parties est intitulée " Histoires Naturelles " ; nous pouvons y trouver un paragraphe sur les rouquets et un sur les palombes. Quelques extraits,
ci-dessous.
" Les ramiers
" lous rouquets
LE VENT
" Le ramier passe quelques fois avec le vent du nord, mais le vent de passage est le vent de montagne. Encore faut-il pour faire bonne chasse qu'il souffle dans la mesure voulue. S'il est fort,
rien n'est décevant comme la chasse ce jour-là : il semble que les vols soient toujours à bout d'haleine ; on croit à leur train languissant qu'il est à peine besoin de jouer de l'appeau pour les
arrêter ; mais que vous les appeliez ou non cela revient au même ; ils filent de misère, mais pas moins avec une uniformité navrante, sans souci des invitations ...
" Mais lorsque le vent de montagne (sud-est) est doux, les vols sont hauts et tombent sur le sol avec un entrain charmant (comme misère sur pauvre) : au premier coup d'appeau, ils fléchissent
leur vol, descendent, font deux ou trois évolutions et se fourrent à l'envi sous les mailles impatientes. On en prend ainsi 5, 10, 15, 20...
" Un fait singulier : quand on a tirassé, en faisant aussitôt jouer les appeaux, les ramiers non pris, retenus par les appeaux et par la vue de leurs congénères qui s'ébattent sous le réseau,
restent quelques instants à voleter autour de la hutte, ne sachant ni revenir au sol ni reprendre leur route, et tandis qu'ils planent et cherchent un parti, pourvu qu'on y mette un peu de
promptitude, la poudre parle et fait facilement merveille.
..................
LE CAMOUFLAGE
" Il va sans dire que lorsqu'on ne peut avoir l'aide d'une haie et que l'on est en plein champ découvert, on ne peut avancer vers eux à visage découvert : on prend donc un rameau touffu, qu'on
tient d'une main en marchant, et l'on réussit quelquefois à les approcher à distance convenable.
...................
LA TECHNIQUE DE CHASSE ET LA CABANE
" On chasse le ramier en lande rase. Si l'on peut, on établit le sol dans un endroit garni de menues brandes, pour que les oiseaux ne puissent se poser ailleurs que sur le sol, qui reste ainsi
seul complètement découvert. La hutte demande une disposition particulière. Comme une éminence quelconque sur ce sol régulièrement plat serait pour le prudent oiseau un sujet de méfiance, on
creuse la terre assez profondément pour que le branchage qui recouvrira le trou ne dépasse pas le niveau du sol ; le chasseur tapisse l'intérieur d'une couche de bruyère sèche qui le garantit
tant bien que mal des effets de l'humidité.
Lanot de Guizoua, chasse aux ramiers de Darlanne, du sud-ouest de la chasse.
11 novembre 1881. Commensacq. Fonds Félix Arnaudin.
Archives départementales des Landes n°69.J.44, document n°91.8.535.
" Les palombes
" les paloumes
UNE CHASSE CONVIVIALE
" Le passage des ramiers ne précède que de quelques jours celui des palombes et quelquefois même les deux passages se font presque simultanément.
" La chasse aux palombes est, par excellence, dans la lande, la chasse praticienne, l'amusement des hommes de loisir ; elle est l'occasion de réunions joyeuses (... le charme de ces agapes
rustiques), et son époque met en fête toute la région riveraine de la Leyre, où elle se fait surtout dans des conditions sérieuses.
" On choisit un lieu où les palombes ont un passage abondant et régulier. C'est généralement à l'extrémité d'une de ces sègues qui se rencontrent à de longs intervalles, courant de l'est à
l'ouest de la lande, ou bien au milieu d'un bosquet de chênes tranquille et solitaire comme il s'en trouve surtout dans le voisinage des quartiers.
" Une hutte rectangulaire à pans droits, faite de brandes, de fougères et de branchages solidement entrelacés et assez spacieuse pour que plusieurs personnes s'y puissent mouvoir à l'aise est
dressée au-dessous des arbres choisis pour recevoir les appeaux. Généralement le chasseur y met de la coquetterie, et sa cabane offre un abri confortable - quoique champêtre - aux amis et voisins
et de l'autre sexe qui viennent, avec empressement, lui tenir compagnie ...
LES SÈGUES (*)
" La traversée des Landes est redoutée par les palombes. Les sègues qui s'y succèdent mais à d'énormes distances, sont les points qui les séparent, les livrent sans défense aux attaques (serres)
des oiseaux de proie (autours des palombes), aussi leur passage est loin de se faire en ligne droite : une sègue atteinte, on les voit changer de direction, hésiter, obliquer, tendre à gauche, à
droite, vers le point où leur oeil perçant croit découvrir dans l'immensité déserte le point bleu qui indique un autre refuge (une autre ligne d'arbres).
(*) Sèga, mot gascon désignant une forêt de pins et plus précisément un bois de pins adultes de la vieille forêt. (" Petit vocabulaire de la forêt landaise " de
Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, éditions confluences, juin 2002)
LE PASSAGE NOCTURNE
" Le soleil couché, on les voit s'abattre sur la première sègue qu'elles rencontrent, pour y passer la nuit ; les pâtres et les résiniers ont pour habitude de les guetter à cette heure et en font
souvent de bonnes prises : ils fixent soigneusement les arbres où ils les ont vues se brancher au crépuscule et les y retrouvent le matin lissant leurs plumes et faisant leur toilette en
attendant que l'aube leur donne le signal du départ. Cependant ceci n'est pas absolu. J'ai vu, de mes yeux vu, dans mes pérégrinations nocturnes, des palombes voyager par volées nombreuses la
nuit au clair de lune. La première fois que je fus témoin du fait, cela me surprit fort. C'était les premiers jours d'octobre ; j'étais, vers les deux heures du matin, par un clair de lune
magnifique, en pleine grande lande, à plus d'une heure de tout lieu habité. J'entends tout d'un coup un bruyant sifflement d'ailes et aussitôt je vis passer sur ma tête (passer du nord au sud)
une belle volée de palombes dont je distinguais parfaitement la forme, l'ordre de marche et le coup d'aile. Comme je n'avais aucune raison pressante de publier ma présence à cette heure en ce
lieu, je gardais l'observation pour mon compte ; mais je me suis assuré depuis, que d'autres ont aussi constaté le passage nocturne des palombes, au moins par des nuits de clair de lune.
CHASSE DANS LES PARCS D'ELEVAGE
" On en prenait beaucoup sur les chênes des parcs, isolés sur la lande : on faisait une cabane de brandes avec quatre piquets de pin. Ou bien on enlevait une planche du parc : trac ! des jonchées
! Au parc de Gaillarde, près de Luxey. Encore entre Le Sen et Labrit, à mi-distance des deux points... Partout.
LE FAUCON DES PALOMBES
" Le fauc paloumé, faucon de palombes, est de couleur cendrée ; il rase sans cesse la surface des bruyères ; si bien que d'une grande distance, on le prendrait pour un lièvre qui
fuit ; son vol égal, aisé, est interrompu de temps en temps par un mouvement vif, saccadé (Là par contre, Félix Arnaudin décrit manifestement un Busard cendré ou un Saint Martin !)
LE VENT
" Le meilleur vent, le vent des jours de grandes prises, c'est celui du Sud-Est s'il n'est pas trop vif.
" Par certains vents du nord, elles passent souvent aussi par bataillons nombreux, mais à perte de vue, plus près du soleil que de la terre, comme disent les chasseurs (celui de Firmin) ; pour
s'accomoder de ces passages là sans sacrer [...] quelque peu, il faut être d'une nature rudement contemplative.
L'AGRAINAGE
" Il y a aussi une autre forme de chasse aux palombes pratiquée sur certains points de la lande, qui consiste à appâter ces oiseaux d'un bois de chênes tranquille et solitaire. Ce sont les
agrils, ou agrius (de l'idiome local agrilla, habituer ; en patois, agrius, naturellement, ne se prononce pas à la française...)
- Note : Dans l'ouvrage de Félix Arnaudin, Dictionnaire de la Grande-Lande, Tome I, p. 19, paloumes agrilhades : palombes qui interrompent leur migration d'automne pour
séjourner tout l'hiver dans le pays. Ici agriu veut très probablement dire agrainoir, le lieu où l'on attire le gibier avec des appâts.
" Le premier agriu que j'ai vu est celui de Bore, au quartier de Balidade, dans la commune de Labrit. C'est un long bosquet de chênes mêlés de quelques vingt vieux grands chênes, de vingt ou
trente hectares de contenance, et qu'un ruisseau traverse dans toute sa longueur. Dès la fin d'octobre, les avenues du bois sont condamnées. On en éloigne soigneusement tout mouvement, tout bruit
- surtout les coups de fusils, ce dont tirent bon profit nombre de canards et de bécasses qui y ont droit d'asile. Séduites par cette apparente sécurité, quelques palombes qui y font halte, y
établissent de confiance leurs quartiers d'hiver ; c'est sur celles-là que repose tout l'espoir de la chasse, car une fois bien appâtées, elles deviennent le noyau d'un [...] qui grossit de plus
en plus.
" L'année dernière, me dit mon compagnon, nous n'avons, à pareil jour, d'une seule palombe agrilhade, et nous en prîmes trois cent vingt. Cette année, nous en avons déjà près de six
cents, nous espérons une bonne chasse". Il me montra les sols, au nombre de trois, placés à quelques cent ou deux cents pas les uns des autres et gardés chacun par une cabane de brandes ; c'est
une petite place jonchée de glands ainsi que de petits sentiers qui y aboutissent, et où les palombes, à mesure que les chênes se dégarnissent, s'habituent peu à peu à descendre pour y prendre
leur nourriture.
Sabres : une chasse à la palombe à Poursiouguères. Fonds Félix Arnaudin.
Archives départementales des Landes n°69.J.43, document n°91.8.298.
Les photographies ci-dessous ont été extraites d'un film Super-8 réalisé par Pierre Segonnes (de Béguey) ; ce dernier chassait, dans les années 1960, avec les paloumayres du Parc de
Benauge, à Arbis (Entre-deux-Mers).
Paloumayre installant un appeau au bout d'une grande latte.
Appeau en action (grand balancier au bout d'une latte).
Les deux photos (légendes ci-dessus) ont été effacées du blog.
A la page 197 du "Dictionnaire de la palombe", Pierre Bachon montre une latte avec un grand balancier qu'ont utilisée les anciens paloumayres du Parc de Benauge.
La guèyte de l'ancienne palombière du Parc de Benauge.
Yves David, paloumayre au Parc de Benauge, sifflant les grives.
Paloumayres du Parc de Benauge, à Arbis, dans les années 1960.
Les trois photos (légendes ci-dessus) ont été effacées du blog.
A la page 196 du "Dictionnaire de la palombe", trois photographies montrant les vieilles mécaniques en bois qu'a utilisées Melle Journu quand elle chassait la palombe dans le
Parc de Benauge.